À LA GLOIRE DU GRAND ARCHITECTE DES MONDES

 

Ordre Maçonnique de la Grande Fraternité Traditionnelle

O G F T

 
     

Nul ne peut se targuer de connaître avec certitude les origines de la Franc-maçonnerie.

D’aucuns pensent qu’il s’agit d’un héritage symbolique des sociétés initiatiques qui, depuis la plus haute Antiquité, se sont consacrées à la réflexion collective et à la transmission graduelle de la connaissance. Divers Rites maçonniques font référence à l’Égypte des pharaons, à l’Ancien et au Nouveau Testament, à la mythologie grecque et romaine, au temple de Salomon…

D’autres pensent que la Maçonnerie opérative est née de l’action des maçons bâtisseurs de cathédrales. Ces maçons, qui voyageaient de chantier en chantier, devinrent francs en se libérant de l’autorité des seigneurs et des ecclésiastiques et du paiement des redevances.

 

Dès le début du xiiie siècle, on trouve mention de tailleurs de pierres organisés en « métiers », et l’on verra se développer les premières logias (loges) en Angleterre, en Allemagne et à Paris (1277).

Au xive siècle, le terme de freemason est utilisé à Londres pour la première fois (1376).

  
Au xve siècle, le « tour de France » des compagnons est bien distinct de la Franc-maçonnerie spéculative, même si celle-ci emprunte quelques usages en vigueur au sein de la maçonnerie opérative.

 

Fin xive et début xve siècles, les manuscrits Régius et Cook décrivent les statuts des maçons de métier.

 

La fin du xvie siècle signe les prémisses de la Franc-maçonnerie spéculative (période de la maçonnerie d’acceptation). Un groupe de maçons de différents grades se réunit en lodge, fixée dans une ville.

 

Au xviie siècle, la notion de « Grand Architecte » est la référence commune à tous les maçons de tradition, qu’ils soient spéculatifs ou opératifs. Ce principe supérieur transcende et fédère toutes les religions, il est la reliance humaine.

En 1619-1620 apparaissent des personnes étrangères au métier dans des Loges d’« acception », ces Loges ayant souvent un statut occasionnel. En 1670, en Écosse à Aberdeen, les maçons opératifs sont devenus minoritaires.

 

Au xviiie siècle, les Loges se multiplient, tant en France qu’en Angleterre, accueillant des hommes instruits, d’origines et d’opinions différentes, qui recherchent la vérité et pratiquent la bienfaisance et l’amour fraternel.

En 1717, quatre Loges se réunissent pour constituer la première Obédience : la Grande Loge de Londres.

Les Constitutions d’Anderson (Anderson et Désaguliers, 1723), calquées en partie sur les Old Charges, anciennes constitutions de métier, prônent le déisme et l’esprit des Lumières. Fondées sur les principes de liberté de conscience et de tolérance, elles sont un espoir de transformation de l’humain et d’évolution de la société. Ces Constitutions sont pour l’époque très progressistes, hormis qu’elles ignorent les femmes.

La maçonnerie dite « d’adoption » voit le jour sous l’ancien Régime, reconnaissant aux femmes le droit d’être initées et développant des Loges féminines, mais elles sont considérées comme une maçonnerie « par procuration ». Il faudra attendre l’influence militante de Louise Michel, Flora Tristan et Maria Deraismes pour voir apparaître une maçonnerie intégrant la femme à part entière.

 

À la fin du xixe siècle naît la Franc-maçonnerie mixte, à l’initiative de Maria Deraismes et Georges Martin. À Paris est créé le premier Atelier mixte en 1893. Partie de France, cette mixité s’étend en Europe puis dans le monde entier.

 

La Franc-maçonnerie n’a pas vécu le xxe siècle dans une quiétude totale. Elle a été traversée comme la plupart de l’humanité par des bouleversements. La seconde guerre mondiale ne fut pas propice à la maçonnerie française, les événements dispersèrent les uns et les autres, certains furent déportés et d’autres s’illustrèrent dans la Résistance.

 

La Franc-maçonnerie internationale et contemporaine, fondée sur l’universalité, exerce son influence à travers des Rites différents, des organisations différentes, des Ordres différents. Qu’ils se réunissent en Loges masculines, féminines ou mixtes, ce qui les relie, c’est leur initiation et le fait qu’ils trouvent, à travers une vision déiste, théiste ou matérialiste, de quoi alimenter leur quête d’évolution et d’élévation.


Le Soleil symbolise la conscience éclairée