À LA GLOIRE DU GRAND ARCHITECTE DES MONDES

 

Ordre Maçonnique de la Grande Fraternité Traditionnelle

Rite  S.O.U.R.C.E.

 
     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

       

D’éminents Frères et Sœurs de diverses

Obédiences ont constaté que le désir universaliste de la

transmission maçonnique véhiculé par les Rites pratiqués

par les Obédiences ne répondait pas tout à fait à l’attente de

certains Frères et Sœurs.

Leur conclusion était de rechercher la fondation d’une
Maçonnerie mixte, spiritualiste, symbolique et universelle
.


Forts de leur expérience et de leur vécu maçonnique au sein de Loges appartenant à diverses

Obédiences et pratiquant divers Rites, possédant les grades et transmissions nécessaires

à la compréhension et à la transmission initiatique maçonnique de la totalité d’un Rite,

ces Sœurs et Frères avaient acquis la liberté de pouvoir faire aboutir leurs recherches en

créant un Atelier de réflexion, avec le désir sincère de déboucher sur une Loge spirituelle

maçonnique à vocation de transmission initiatique.

 

En 1980, se créait le premier Atelier de réflexion, qui devint très rapidement une Loge libre

et indépendante, pratiquant avec respect les critères de la Franc-Maçonnerie

universelle et symbolique.
 

 
La personnalité différente et complémentaire des deux éminents Frères, chevilles ouvrières

qui ont marqué cette recherche, a rassemblé autour d’eux un groupe de Frères et de Sœurs,

dont plus de dix Vénérables Maîtres, issus de différentes Obédiences, dont les conseils furent précieux


Ce groupe constitué a collaboré dès les premiers jours à un voyage exaltant avec pour certitude d’être des Maçons, honorablement reconnus, satisfaisant aux principes essentiels qui font que la Franc-Maçonnerie universelle et symbolique peut, au-delà des différentes organisations, donner un caractère universel, un accueil non exhaustif à tout Maçon, quelle que soit son origine, sans discrimination aucune pour autant qu’il possède les mots, signes et attouchements de son grade, qu’il soit libre et de bonnes mœurs, n’appartenant à aucun système sectaire, et qu’il soit en règle avec la législation de l’État.

 

Le caractère de mixité était un préambule à la création de cet Atelier. Les critiques étaient bien sûr à l’ordre du jour :

– La mixité peut-elle recevoir la transmission jusque-là réservée aux hommes ?

– La femme qui vit dans la société n’a-t-elle pas le droit si elle le désire de concourir par le moyen de la démarche initiatique à une progression pour elle-même et pour le bien de l’Humanité ?

– La femme ne possède-t-elle pas déjà toute la transmission par sa capacité à donner la vie ?

– La femme est-elle digne d’être initiée ?

Le xxe siècle nous avait épargné la question : La femme a-t-elle une âme ?

Bien sûr, le lot d’exclusions et d’anathèmes ne nous a pas épargnés mais, loin de nous effrayer, il nous a confortés dans notre recherche sur cette voie enrichissante. Le jugement n’était pas notre préoccupation, nous avions à transmettre.

 

À partir d’un tronc commun de la tradition initiatique de la Franc-Maçonnerie, souché lui-même sur un substrat opératif, dont les outils et symboles faisaient en grande majorité référence aux travaux masculins, et en particulier aux opératifs bâtisseurs, il est apparu nécessaire d’inclure la notion de métiers et d’outils symboliques faisant référence à la femme, c’est-à-dire le tissage, sans pour autant qu’il y ait une quelconque prédominance de l’un sur l’autre.

Issu, entre autres, du Rite Écossais Rectifié, et des influences qui l’entourent, le Rite S.O.U.R.C.E. a trouvé sa voie dans le même esprit spiritualiste et initiatique au sein de la mixité.

Notre Régime, et son Rite S.O.U.R.C.E., détient la patente constitutive en parfaite régularité et en conformité avec les usages les plus anciens de la Franc-Maçonnerie. L’aspect spéculatif et le caractère symbolique de ce Rite prennent appui sur l’enseignement des vertus, avec la possibilité toujours offerte de rejoindre, pour celui ou celle qui le désire, un monde qui conviendrait mieux à ses aspirations.
 


L'Androgyne hermétique

La pratique à l’intérieur de cet Atelier ayant confirmé notre désir de création, nous avons décidé de créer le Régime S.O.U.R.C.E. et l’Ordre maçonnique de la Grande Fraternité Traditionnelle (OGFT).

Les Loges créées restent, comme le veut la tradition, libres et souveraines au sein de notre Ordre. Elles travaillent à la Gloire du Grand Architecte des Mondes.

L’Ordre et chacun de ses membres se refusent à toute prise de position publique, de nature politique et/ou religieuse ; considérant qu’à l’intérieur d’une éthique maçonnique, chacun de ses membres peut et doit vivre ses propres espérances dans le monde profane, à partir du moment où ils ne sont pas en contradiction avec l’éthique de la Franc-Maçonnerie universelle et symbolique.

L’OGFT reconnaît et respecte tous les Ordres maçonniques ; souhaitant entretenir avec eux des rapports fraternels et amicaux, chaque visiteur dûment reconnu et répondant aux tuilages réglementaire et/ou traditionnel, honorant nos Loges de sa présence, est accueilli avec fraternité et amour.
 

Le cherchant qui souhaite entreprendre une démarche initiatique au sein de notre Ordre doit être animé par la bienfaisance, libre et de bonnes mœurs, et en conformité avec la législation en vigueur du pays. Le caractère de nos recherches et nos spécificités sont expliqués à l’impétrant, sans pour autant révéler en quoi
que ce soit le caractère initiatique de nos cérémonies.

Chaque Maçon travaille sur les axes de réflexion symboliques ; le contenu de ces travaux est défini par le Vénérable Maître en chaire élu et/ou par les Surveillants ; ils concourent à la compréhension de notre Rite et à l’élévation spirituelle et morale de chaque Maçon. Aucun sujet, tant politique que confessionnel, ne peut être abordé pendant les travaux maçonniques de la Loge.
 

Le Rite S.O.U.R.C.E. fonctionne en Régime maçonnique traditionnel, au sein de l’Ordre maçonnique de la Grande Fraternité Traditionnelle. Il est composé en sept degrés : Apprenti, Compagnon et Maître et quatre degrés au-dessus de ceux-ci.

Les trois premiers degrés sont régis en Loges dites “Loges des trois premiers degrés” par un Vénérable Maître élu, qui a toute autorité sur ces grades, dans le respect du Rite du Régime.

Les Loges ont l’obligation de se réunir régulièrement, leurs buts étant la transmission et la pérennité de l’Ordre et de l’esprit universel de la Franc-Maçonnerie.

L’organisation de l’OGFT est régie par deux instances : la Régence de l’Ordre et le Conseil de l’Ordre.

Le Conseil de l’Ordre est composée des Vénérables Maîtres en chaire et du Grand Maître. Il veille à la bonne tenue des Loges, au Règlement général, aux règlements particuliers, à la trésorerie ainsi qu’à la justice et à la représentation auprès des Obédiences amies.

La Régence du Régime a pour objet de veiller au maintien de la tradition de l’Ordre maçonnique en général et du Rite S.O.U.R.C.E. en particulier. Elle détient l’ensemble des textes de tous les grades du Rite S.O.U.R.C.E. de l’Ordre de la Grande Fraternité Traditionnelle. Elle confère les patentes de création de Loges.

        
     

Le Rite S.O.U.R.C.E. une école de vertu et de sagesse qui conduit au temple de la vérité sous le voile des symboles.

Il se donne pour but de transmettre par la voix ésotérique l’enseignement des moyens traditionnels nécessaires à la recherche de la spiritualité.

Il imagine un principe créateur de toute chose, il pense que chaque être vivant est en soi un être de lumière qu’il doit servir, et il envisage la réintégration dans le principe initial.

Il reconnaît à ses membres la liberté de conscience.

   

Le Régime du Rite S.O.U.R.C.E. est un Ordre traditionnel composé en 7 degrés :

– une voie symbolique maçonnique : Loges d’Apprentis, Compagnons, Maîtres, et Chapitres des Maîtres Éclairés ;

– une voie chevaleresque : Commanderies de Novices et Chevaliers ;

– une voie sacerdotale.

 

L’Ordre de la Grande Fraternité Traditionnelle est fondateur du Rite S.O.U.R.C.E. et seul détenteur de la totalité de ses grades. Il en assure la conservation et la transmission, il veille au respect historique de sa création.

Cependant, des Obédiences utilisent, dans les trois premiers grades, un Rite directement inspiré du Rite S.O.U.R.C.E.

Pour pouvoir s’exercer et vivre, le Rite S.O.U.R.C.E. a besoin d’une structure. Celle-ci donne de la cohérence à la transmission de ses grades, et s’exerce entre foi et raison.

Le pouvoir est totalement détenu par les Loges. Réunies en assemblées de Frères et de Sœurs libres, conduites par une hiérarchie désignée et avalisée pour un mandat limité dans le temps, les Loges définissent leurs objectifs, organisent leurs moyens et animent les Frères et les Sœurs autour d’un projet commun.

Les Loges fédérées entre elles organisent des Assemblées conventuelles afin d’analyser et de vivre leur avenir.

   


Raphaël, Saint Michel terrassant le dragon, 1518

Si les Ateliers sont le lieu où s’exercent le pouvoir des Frères et des Sœurs dans leur propre existence maçonnique, ils sont aidés en cela par une autorité qui émane d’un Collège d’Officiers serviteurs d’un Rite sauvegardé par une Régence.

 

Les Frères et les Sœurs qui travaillent au Rite S.O.U.R.C.E. sont animés par une rituélie qui se veut immuable. Pour pouvoir entrer dans un espace-temps différent du monde profane, il faut définir le lieu, le temps, en quelque sorte ritualiser ce qui va se passer. Ce cérémonial réalisé, les Frères et les Sœurs peuvent donner libre court à l’expression de leur spiritualité.

L’avantage et la grande modernité d’un Rite maçonnique, c’est qu’il ne procède pas de la dialectique, toute expression est vouée à rencontrer son propre émetteur. Le jugement, la critique, la discussion ne peuvent pas s’exercer ; la Loge n’est en aucun cas un lieu d’échange au sens matérialiste du terme, mais certainement un lieu osmotique. La parole ne peut que suggérer, éveiller la pensée de l’autre. Le seul moment où la demande et la réponse peuvent s’exercer intervient dans la pratique du rituel. Le but de ses demandes et réponses est de provoquer un état de réflexion et de pensée qui est propre à chacun d’entre nous.

Il est donc évident qu’une discussion sur le sexe des anges, ou sur la politique agricole commune – voire la laïcité dans la République – n’a pas sa place en Loge. Et, si la résultante d’une tenue peut amener à découvrir une réponse personnelle et intime sur le sexe des anges et la politique agricole commune, la conclusion de ces cogitations ne pourra s’exercer en termes d’école ou d’apprentissage des savoirs.

 

 
L’évocation au Grand Architecte des Mondes animée par l’esprit de la réintégration dans le principe est compatible avec les gens de la religion ainsi qu’avec ceux de la nature et du principe cosmique. Devant l’impossibilité de nommer l’innommable, le Rite S.O.U.R.C.E. a choisi d’évoquer le Grand Architecte des Mondes, cette vision n’est pas une substitution religieuse, elle n’impose aucune doctrine théologique, elle n’administre aucun sacrement, elle ne prétend pas conduire au salut.

 

Le Rite S.O.U.R.C.E. ouvre les travaux de ses Loges sous les auspices de Jean et plus particulièrement sous la bienveillance du prologue de son Évangile. Loin d’enfermer les Frères et les Sœurs dans une doctrine exclusive, l’évocation de Jean ramène à un cosmos fédérateur, à une vibration de la parole, à un ensemble de projets qui visent à l’universalité. Cette évocation s’ouvre à l’esprit plus qu’à la lettre, elle est sur le chantier des mythes et des allégories, elle est purement symbolique et permet l’évolution du « ici et maintenant ».

 

Quelles que soient l’origine ou l’histoire de la Franc-Maçonnerie, nous sommes tous fondés sur une réglementation et sur l’observation d’un rituel. Un Franc-Maçon se doit d’être fidèle aux devoirs qu’il a contractés avec son Ordre. Cet engagement est librement consenti. La fidélité à l’Ordre permet de traverser les siècles malgré les vicissitudes, les condamnations, voire la mort. Il est important que cette fidélité soit un principe fort. Si certains veulent s’en affranchir, la liberté même de l’Ordre maçonnique les conviera à rejoindre un monde qui convienne mieux à leurs aspirations, à savoir le monde profane.